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LA TRAME VERTE ET BLEUE
 

Nos espaces naturels, trop cloisonnés, ne permettent pas un échange continu entre les espèces au sein des paysages. Depuis déjà quelques années, un projet de réseaux écologiques se met en place.


Dans nos paysages contemporains, la progression de l’urbanisation, l’occupation humaine, prennent le dessus. Or, la seule protection règlementaire de la nature (par des créations d’aires protégées) ne répond pas à l’érosion de la biodiversité constatée aujourd’hui. D’où l’idée de créer des réseaux écologiques, pour instaurer à nouveau des échanges au niveau de l’ensemble des espèces au sein des paysages. Ce concept de réseaux écologiques peut se définir selon 3 grands axes:

  • conservation de la nature;
  • aménagement du territoire;
  • mobilisation des acteurs et du public;



Les réseaux écologiques, qu’est-ce que c’est?

Dans un paysage, il y a des zones plus ou moins riches écologiquement, et tout un réseau qui les relie. Tout est aussi question d’échelle et d’espèces. Pour garantir cette richesse naturelle, le concept de réseau écologique se décline en créant des corridors, des zones relais, des zones de renaturation des zones tampon, et surtout des zones centrales.
La contribution de France Nature Environnement à la constitution d’un Réseau écologique national (REN) en France se veut une démarche nationale/régionale, puis éventuellement départementale et locale (en terme d’écologie du paysage et de maillage écologique)


Le projet a été présenté au Sénat par FNE le 15 novembre 2006 sous le titre "Ensemble pour la Biodiversité", et au Pôle Nature de FNE, le 28 avril 2007, sous le titre "Pour un REN: réflexions et approches du moment (?)de FNE".
Les Zones d’intérêt écologique majeur
L’écologie doit être prise en compte au même niveau que l’aménagement du territoire.
Après avoir identifié les constituants écologiques territoriaux, il s’agit de les faire apparaître dans l’aménagement du territoire. D’où l’idée des Zones d’intérêt écologique majeur (ZIEM), inventée par FNE. Leur composition se fait à partir des inventaires régionaux des ZNIEFF (Zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique). On constate d’ailleurs que d’une région à l’autre, c’est très disparate, et que ces inventaires datant de 1982 n’ont pas été soit finalisés, soir actualisés. Globalement, les ZNIEFF sont maintenant connues et normalement intégrées au niveau de l’aménagement du territoire.
Les ZIEMs doivent être reliées entre elles, pour des continuités écologiques qui pourront bénéficier d’une gestion adaptée, d’une reconnaissance au titre de l’urbanisme et d’une évaluation de l’impact de projets les concernant.



S’appuyer sur l’existant

L’idée est de relier le Réseau écologique à la politique de protection de la nature. Pour cela, il faut :
  • définir les zones naturelles à conserver en s’appuyant sur le bilan des connaissances (Natura 2000, inventaires ZNIEFF) et sur l’identification bio- géographiques au niveau régional des espaces naturels et des espaces à conserver
  • déterminer une politique de création d’aires protégées en utilisant les structures existantes (Parcs naturels et Réserves naturelles) et en protégeant règlementairement les ZIEM.



Où en est-on?

En 2002, un projet de REN a été esquissé. Une carte est validée par décret, où apparaissent de grands couloirs et de grandes zones centrales. Certaines régions n’ont rien fait, ou de manière incomplète, d’où des zones vides.
La Pologne a déjà élaboré son REN, et l’a cartographié. Cette carte sert de modèle à tout le monde (sur un plan théorique uniquement!)
FNE a délégué à NaturEssonne la production de la première partie d’un rapport intitulé Contribution à la constitution du REN: bilan des expériences européennes, parue en mai 2006;
la deuxième partie de ce rapport, "Contribution à la constitution du REN: réflexions sur la constitution d’un réseau écologique en France", est en cours de relecture.
Un second rapport, mené directement par FNE, en collaboration avec des fédérations régionales et des associations locales, intitulé "Contribution à la constitution du REN: réflexions méthodologiques régionales", est en cours de finalisation.
Lors de la présentation du projet au Pôle nature, en avril 2007, FNE a fait part de son travail :
  • esquisse préalable du REN, qui doit être complété et affiné;
  • du global au supra-local (du national au régional);
  • l’échelle opérationnelle est le RER (Réseau Ecologique Régional).

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Petit rappel :
Engagement 73 du « Grenelle » : la trame verte, outil d’aménagement du territoire, est constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampon, reposant sur une cartographie à l’échelle 1/5000ème. Elle est complétée par une trame bleue formée des cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées généralisées le long de ces cours et masses d’eau. Elles permettent de créer une continuité territoriale, ce qui constitue une priorité absolue.
La trame verte et bleue est pilotée localement en association avec les collectivités locales et en concertation avec les acteurs de terrain, sur une base contractuelle, dans un cadre cohérent garanti par l’Etat ; cadre de référence à définir en 2008 ; cartographies des continuités et discontinuités à réaliser au niveau national d’ici deux ans ; concertation des modalités règlementaires (inscription dans les documents d’urbanisme) contractuelles et incitatives, et élaboration de la trame en région en 2009-2012 ; élaboration concertée d’un critère de biodiversité pour la DGF ; trame verte et bleue opposable aux grandes infrastructures ; rémunération du service environnemental ; mise en œuvre du réseau paneuropéen dans la perspective de l’adaptation au changement climatique.
Pour d’autres informations concernant les trames vertes et bleues, les pages Internet suivantes peuvent êtres consultées :
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